Sur le seul critère qui compte vraiment pour un CAP — la préparation aux épreuves pratiques — c’est la proposition la plus sérieuse que nous ayons relevée parmi les formations à distance. Sur la transparence, c’est l’inverse.
Le stage, et la convention
L’organisme recommande au moins six semaines de stage en institut, spa ou parfumerie, et surtout il délivre une convention de stage officielle.
Ce détail administratif est plus important qu’il n’en a l’air. Sans convention, aucun institut ne vous accueillera : c’est le document qui couvre la responsabilité de l’entreprise. Une préparation à distance qui n’en fournit pas vous laisse théoriquement libre d’organiser votre pratique, et pratiquement bloquée à la première porte.
C’est la différence de fond avec les préparations purement en ligne, qui se contentent d’indiquer qu’aucun stage n’est obligatoire pour un candidat libre — ce qui est exact, et insuffisant.
Le format
- Neuf à trente-six mois, selon vos disponibilités. L’amplitude est très large, et il faut la lire comme telle : rien n’impose un rythme, ce qui suppose de se le fixer soi-même.
- E-learning combinant vidéos pratiques, replays de cours, training class et corrections personnalisées.
- Suivi annoncé par des formatrices : corrections détaillées et rendez-vous individuels.
- Organisme certifié Qualiopi.
Le diplôme visé est le CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie, RNCP39030, délivré par l’Éducation nationale. Ici encore, l’organisme prépare à l’examen, il ne délivre pas le diplôme.
Ce qui n’est pas publié
La liste est longue, et c’est ce qui plafonne notre note.
- Aucun tarif, ni sur la page de la formation, ni ailleurs sur le site.
- Aucun taux de réussite au CAP. Pour une préparation à examen, c’est l’information centrale — celle qui mesure si la préparation prépare.
- Aucune précision sur le matériel : inclus, imposé, ou à votre charge.
- Aucune adresse électronique, ni sur la page contact, ni dans les mentions légales. Seul un numéro de téléphone et un formulaire.
- L’éligibilité au CPF n’est pas indiquée sur la page de la formation, alors que la certification Qualiopi y figure en pied de page.
Nous ne notons donc pas le rapport qualité/prix : sans le prix, ce serait une invention. La note globale porte sur les cinq autres critères.
Notre lecture
Il y a ici une contradiction que nous ne savons pas trancher sans les chiffres. La convention de stage et les training class suggèrent une préparation qui prend au sérieux la partie pratique — ce qui est rare et coûteux à organiser. Mais un organisme qui investit dans la pratique a généralement de bons résultats à l’examen, et donc tout intérêt à les publier.
Nous avons posé la question par écrit. La réponse, ou son absence, figurera ici.
